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2011
10
Janvier

CHALE WE GO

Il s’agit d’un projet qui me tient à coeur et pas seulement d’un jeu de mot qui ne fait rire que moi.
Pour ceux qui ne parleraient pas du tout anglais parmi les lecteurs de ce journal, prononcer : “châle oui go” et comprendre : “on y va ?”. En effet il s’agit d’une question : on y va ou on reste là ? On bosse ou on préfère rester à la maison à ne rien faire devant un DVD ?
Depuis deux ans maintenant, Thierry et moi travaillons très dur à développer notre projet artistique. Normal, il n’y a pas d’autre façon de faire à ma connaissance. Je m’occupe de la diff, c’est à dire de trouver des dates de concerts, Thierry s’occupe de tout ce qui est technique et du suivi des contrats, il s’occupe aussi de tous les supports promotionnels dont nous disposons, de la newsletter... Et bien sûr, il faut répéter le spectacle, créer de nouvelles chansons...
Autant vous dire que lorsque nous partons pour faire un concert, c’est un jour “avec” ce qui signifie “sans rien d’autre à faire que de la musique” et nous savons que nous allons vivre les meilleurs moments de nos vies de saltimbanques : la route, les rencontres, le concert, le public.
D’autre part, j’ai acheté un châle dans une friperie pour la modique somme de 1 €. Je l’adore, il est grand, je peux m’en servir de couverture au besoin, il est rouge, ma couleur préférée et il est de qualité assez médiocre ce qui m’arrange parce que je le traîne partout sans scrupule.
Alors j’ai eu cette idée : partout où j’irai jouer cette année, je me mettrai en quête d’un bout d’étoffe ou de quelque chose qui puisse se coudre sur mon châle. Ce sera ma façon de me souvenir de chaque moment fort associé à la musique. Ca me remontera le moral quand j’aurai la flemme de chercher des dates. Et si ça ne marche pas, je serai quand même bien au chaud dans mon châle tout doux.
Je pense qu’à la fin il sera tellement lourd que je ne pourrai plus le porter mais je pourrai toujours l’accrocher au mur...

Voici LE châle :

Voici ce que j’ai trouvé à la salle Paul Fort de Nantes, ou plus exactement dans l’arrière-cour, sous un tas de feuilles mortes : un bout de tissu noir trempé par la pluie et sale car légèrement enterré. Dans la salle j'ai vu d'où il provenait, c'est un tissu qui est utilisé pour cacher les éléments de décor sur scène.

Et voici ce que j’en ai fait :

La Vilaine à 13h20